Article de presse

SÉCURITÉ INCENDIE D'ORIGINE ELECTRIQUE

Il existe quatre risques électriques courants en bâtiments. Les trois premiers – le court-circuit résultant d’un contact entre une phase et le neutre, le courant de fuite, la surtension – sont respectivement pris en charge par un disjoncteur ou un fusible, un disjoncteur différentiel, un parafoudre.

 

Ces trois types d’appareillages sont d’ailleurs obligatoires en bâtiments, notamment en logements. Le quatrième risque électrique vient de l’usure et de la dégradation des installations électriques. Jusqu’à présent, il n’existait aucun appareillage de protection contre ce risque pour les installations domestiques.

 

En France, deux tiers des logements de plus de 15 ans ne sont pas en sécurité électrique, globalement 30% des logements français présentent un problème de sécurité électrique.

 

Un incendie d’origine électrique toutes les 7 minutes

 

Bien sûr, le diagnostic de l’installation électrique est devenu obligatoire en cas de vente d’un logement, sans que l’acquéreur ou le vendeur ne soit d’ailleurs tenu d’engager des travaux si le diagnostic révèle des insuffisances. En cas de location d’un logement, la responsabilité du bailleur est engagée par le diagnostic électrique. Ce qui l’incite souvent à engager les travaux nécessaires.

 

Au total, selon l’Observatoire National de la Sécurité Electrique (www.ONSE.fr), plus de 250 000 incendies domestiques sont répertoriés en France chaque année, dont 30 % sont d’origine électrique, soit 75 000 par an ou encore un incendie toutes les 7 minutes.

 

Le mécanisme est souvent le même. Quelle que soit la date de commercialisation des logements, le nombre de prises électriques dans les pièces principales est toujours insuffisant.

 

La multiplication des appareils portatifs et de leurs chargeurs depuis dix ans n’améliore rien. Les occupants complètent l’installation électrique par des boîtes multiprises qui facilitent la surcharge des réseaux domestiques et accélèrent leur vieillissement.

 

L’arc électrique ne provoque pas toujours un court-circuit

 

Lorsque l’installation vieillit, les échauffements localisés se multiplient. L’échauffement d’une prise électrique, par exemple, produit une carbonisation. Le carbone, contrairement au plastique de la prise, est un métal, donc il est conducteur d’électricité.

 

Un arc électrique apparaît, ce qui produit un nouvel échauffement et davantage de carbonisation, donc encore plus de risque, puis une flamme. Mais un arc électrique localisé n’entraîne pas nécessairement un court-circuit.

 

Ce court circuit sera détecté par le disjoncteur ou le fusible et provoquera au tableau électrique l’ouverture du circuit, donc la suppression de l’alimentation en électricité du départ électrique en cause.

 

De plus, certains appareils domestiques – tous les robots tournants, par exemple : aspirateurs, mixers, etc. – provoquent naturellement des arcs électriques dans leurs propres moteurs. Pour une protection efficace contre le risque de départ de feu causé par un arc électrique, il faut donc à la fois détecter tous les arcs électriques et les analyser instantanément pour décider s’il s’agit d’un arc normal ou d’un arc électrique dangereux.

 Source : batirama.com 

Article sur BATIRAMA Article sur BATIRAMA
Article Sud Ouest Article Sud Ouest
Campagne grand public sur la sécurité électrique

Une campagne de communication sur la sécurité des installations électriques, à laquelle Promotelec est associée, est actuellement menée par le Groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement (Gresel). Son objectif : sensibiliser les particuliers à l’état réel de leur installation électrique et aux risques qu’elle peut représenter du fait de son vieillissement.

 

La situation française du niveau de sécurité des installations électriques reste pour le moins préoccupante : deux tiers des logements de plus de 15 ans, vendus entre 2009 et 2013, sont en insécurité électrique. Un incendie accidentel sur trois est dû à une installation vétuste. Au total, plus de 7 millions d'installations électriques présentent des risques.
La campagne d'information du Gresel a pour but d'attirer l'attention des particuliers sur les six exigences minimales de sécurité d'une installation :

  • la présence d'un disjoncteur général ;
  • la mise à la terre de l'installation ;
  • la présence d'un fusible ou d'un disjoncteur de calibre approprié sur chaque circuit ;
  • la présence d'une liaison équipotentielle dans la salle de bains, qui relie tous les éléments métalliques ;
  • la protection des fils électriques sous conduits, plinthes ou moulures en matière isolante ;
  • l'absence de matériels vétustes, inadaptés à l'usage ou présentant des risques de contact direct avec des éléments sous tension.

Ces messages de prévention seront diffusés à travers des articles dans la presse spécialisée logement/habitat, vie pratique et consommation, ainsi que dans la presse bâtiment. Un flyer sera également disponible en ligne, sur le site du Gresel, de ses membres et des partenaires de l'opération, notamment l'Institut national de la consommation (INC).  
Cette campagne d'information intervient alors que la parution du décret d'application de la loi ALUR est attendue. Il prévoit la remise au locataire d'un diagnostic sur l'état de son installation électrique lors de la signature d'un bail d'habitation.

Pour en savoir plus : www.gresel.org

Qu'est-ce que le Gresel ?Le Groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement (Gresel) réunit des associations de consommateurs, des organisations professionnelles du secteur électrique et des organisations partenaires, dont l'association Promotelec. Il a été créé en 2003 afin d'étudier les problèmes posés par la sécurité des installations électriques domestiques en France. Il regroupe des organisations représentatives de consommateurs et des organisations professionnelles de la filière électricité. Le Groupe se fixe pour objectif de mener des actions en vue de faire baisser la proportion d'incendies et d'accidents d'origine électrique dans le logement en France. Pour ce faire, il se propose :
- d'informer le grand public afin de favoriser la prise de conscience sur les dangers présentés par la vétusté ou l'inadaptation des installations électriques ;
- d'agir auprès des pouvoirs publics en soutenant toute initiative permettant de réduire la proportion d'installations électriques vétustes dans les logements ;
- de développer des partenariats avec les organismes qui visent aux mêmes objectifs.

 

Electricité Générale

Le compteur doit être facile d’accès pour pouvoir couper...

Menuiserie BOUVET

Entreprise travaillant en direct avec le fabricant de menuiserie clic...

Chambre de Métiers et de l'artisanat